Une langue inacceptable ? Le cas du Théâtre d’Alexandre Hardy

Au cours des années 1620, Alexandre Hardy, l’écrivain de théâtre le plus reconnu en France, tente de publier sous son nom propre l’ensemble des pièces qu’il avait composées, et dont il avait perdu la propriété en les vendant aux comédiens. On peut voir dans ce coup de force une tentative, soutenue p...

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Bibliographic Details
Main Author: Bérengère Parmentier
Format: Article
Language:fra
Published: Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur l'Histoire du Littéraire 2011-12-01
Series:Les Dossiers du GRIHL
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/dossiersgrihl/4873
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Description
Summary:Au cours des années 1620, Alexandre Hardy, l’écrivain de théâtre le plus reconnu en France, tente de publier sous son nom propre l’ensemble des pièces qu’il avait composées, et dont il avait perdu la propriété en les vendant aux comédiens. On peut voir dans ce coup de force une tentative, soutenue par un réseau de pairs et de protecteurs, pour imposer un modèle de pratique poétique en opposition polémique avec les tendances « modernes » qui s’agrègent, dans les mêmes années, autour du nom de Malherbe. Mais la publication tourne court, Hardy est ridiculisé dans le débat public, et très vite oublié. Cet exemple invite à poser la question de l’inacceptable sur le terrain de la concurrence entre écrivains, et des débats qui concernent les critères de légitimité de leur activité. L’étude cherche à cerner l’importance de ces conflits, qui sont relativement indépendants des institutions politiques, judiciaires et ecclésiales, pour la construction des limites de l’acceptable dans la littérature française nationale en cours de en constitution.
ISSN:1958-9247