Le lecteur du xviie siècle et l'argot. Problèmes de lisibilité et de pertinence

Nous nous proposons d'étudier ici quelquesdifficultés présentées par la mise en place du lecteur virtuel, et la substitution du lecteur réel au lecteur virtuel, dans des textes qui utilisent un langage "risqué", l'argot, parce qu'il pose à la fois des problèmes de compréhens...

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Bibliographic Details
Main Author: Claudine Nédélec
Format: Article
Language:fra
Published: Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur l'Histoire du Littéraire 2007-11-01
Series:Les Dossiers du GRIHL
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/dossiersgrihl/319
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Description
Summary:Nous nous proposons d'étudier ici quelquesdifficultés présentées par la mise en place du lecteur virtuel, et la substitution du lecteur réel au lecteur virtuel, dans des textes qui utilisent un langage "risqué", l'argot, parce qu'il pose à la fois des problèmes de compréhension (de façon réelle ou fantasmatique, il n'est argot que s'il est réputé secret) et de tolérabilité (comment un écrivain peut-il parler à ses lecteurs le langage du crime ?). Comme le lecteur réel est un être dans l'histoire, nous nous servirons comme base d'analyse de trois textes situés dans un contexte historique précis, le début du 17ème siècle : un extrait du roman intitulé la Vie généreuse des Mercelots, Gueux et Bohémiens (roman anonyme signé du pseudonyme de Péchon de Ruby, Lyon, 1596), un poème tiré des Premières Oeuvres poétiques du capitaine Lasphrise (par Marc Papillon, seigneur de Lasphrise, Paris, 1597) et une scène de la Comédie de proverbes (par Adrien de Montluc, comte de Cramail, Paris, 1634). Mais il est d'abord nécessaire de définir quelque peu ce qu'il faut entendre par argot.
ISSN:1958-9247