Rhizome e/ancré : le tatouage pour une réappropriation de soi dans "La femme aux doigts bleus" de Margaux Guyon

Cet article vise à démontrer que le tatouage, de par sa nature, incarne de manière formelle un rhizome qui traduit une expérience plurielle menant à une unité de soi pour la protagoniste. Cette transformation est examinée à travers les principes formels du rhizome. Les tatouages permettent l'ét...

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Bibliographic Details
Main Author: Keltoum Soualah
Format: Article
Language:Spanish
Published: Lodz University Press 2024-10-01
Series:e-Scripta Romanica
Subjects:
Online Access:https://czasopisma.uni.lodz.pl/escripta/article/view/22795
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Description
Summary:Cet article vise à démontrer que le tatouage, de par sa nature, incarne de manière formelle un rhizome qui traduit une expérience plurielle menant à une unité de soi pour la protagoniste. Cette transformation est examinée à travers les principes formels du rhizome. Les tatouages permettent l'établissement de connexions profondes et non-linéaires avec autrui, marquant visiblement les moments-phares de l'histoire, illustrant ainsi le principe de connexion. De plus, la diversité de l'expérience humaine est célébrée à travers les motifs hétérogènes inscrits sur les peaux décrites, exprimant la porosité et la perméabilité entre les identités. Ces connexions, traversées par des ruptures a-signifiantes et imprévisibles, transforment chaque tatouage en une rupture créative. Chaque marque devient un point de repère dans la cartographie intime de la protagoniste, reflétant ses expériences diurnes et nocturnes ainsi que l'évolution de son identité. Enfin, la multiplicité des tatouages refusant toute catégorisation, elle met en lumière les conséquences de la diversité des relations sur l'exploration perpétuelle de soi.
ISSN:2392-0718