Construction et dissolution de communautés nées d’une Frontière indigène. Le cas argentin

Dans certains pays latino-américains (Argentine, Chili) des territoires autochtones demeurèrent indépendants jusqu’à la fin du xixe siècle, favorisant l’émergence d’un univers multiethnique et interdépendant où cohabitaient la violence et les relations pacifiques. Des communautés originales virent l...

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Bibliographic Details
Main Author: Guylaine Floury-Dagorn
Format: Article
Language:Spanish
Published: Université d'Aix-Marseille 2024-12-01
Series:Cahiers d’Études Romanes
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/etudesromanes/17883
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Description
Summary:Dans certains pays latino-américains (Argentine, Chili) des territoires autochtones demeurèrent indépendants jusqu’à la fin du xixe siècle, favorisant l’émergence d’un univers multiethnique et interdépendant où cohabitaient la violence et les relations pacifiques. Des communautés originales virent le jour : captifs, transfuges huinca (chrétiens), commerçants indiens et créoles d’un côté et de l’autre. L’Indépendance et sept décennies de luttes politiques allaient générer d’autres formes à l’intérieur et hors de l’espace créole et, jusqu’à la fin de la Frontière, la société amérindienne conserva sa tradition d’intégration. L’Argentine est un terrain privilégié pour l’étude de telles communautés, nées d’une Histoire tumultueuse mais confrontées bientôt à un idéal de territoire unifié et d’homogénéité ethnique blanche et européenne. Au concept de possible intégration de 1810 succéda ce que Carlos Martínez Sarasola a nommé « La Argentina que no fue », la désagrégation comme seule voie envisageable.
ISSN:0180-684X
2271-1465