Les réseaux sociaux et la prévention des radicalisations en milieu scolaire : Analyse des représentations des enseignants face à la citoyenneté numérique

Les réseaux sociaux ont donné aux extrémistes de tout genre un moyen remarquable pour mener leur « cyber activisme ». Ils leur permettent de diffuser une propagande en contournant censures et interdictions. Internet et les évolutions technologiques sont une réelle préoccupation à cet égard. Les adol...

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Bibliographic Details
Main Authors: محمد العورمي, هيلين هاجيج, أنجيلا بارت
Format: Article
Language:Arabic
Published: Atae Center for Special Education 2025-03-01
Series:مجلة عطاء للدراسات والأبحاث
Subjects:
Online Access:https://journals.imist.ma/index.php/Atae/article/view/3951
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Description
Summary:Les réseaux sociaux ont donné aux extrémistes de tout genre un moyen remarquable pour mener leur « cyber activisme ». Ils leur permettent de diffuser une propagande en contournant censures et interdictions. Internet et les évolutions technologiques sont une réelle préoccupation à cet égard. Les adolescents néophytes constituent des proies faciles pour les vidéos de propagande. Néanmoins, Internet n’est pas à appréhender comme une cause directe de la radicalisation des jeunes en France, mais en tant que « lieu » de partage et d’interaction, elle peut intensifier ce phénomène. La lutte contre ce phénomène nécessite l’analyse approfondie des principales causes à l’origine de sa montée dans le monde, mais passe avant tout par la prévention. C’est pourquoi le ministère de l’Éducation nationale en France a lancé depuis 2014 le plan national de prévention de la radicalisation à l’école qui reste jusqu’à aujourd’hui sans évaluation. Les représentations des enseignants jouent un rôle déterminant dans leur engagement envers ces directives et dans leur motivation à intégrer des activités de prévention dans leur pédagogie. Cet article se propose donc d’analyse les représentations d’enseignants français (n=17) concernant la radicalisation violente, leurs connaissances des directives, leurs pratiques réelles, puis leurs représentations de l’utilisation de la citoyenneté numérique comme mode de prévention. Il s’agit ici d’appréhender les savoirs préalables des enseignants afin d’évaluer la faisabilité d’un curriculum réel conforme aux prescriptions. Toutefois, les résultats pointent l’existence d’un décalage entre ce qui est prescrit et la réalité du terrain, mais montrent aussi une focalisation sur une seule figure de citoyenneté numérique à savoir « le citoyen vigilant ».
ISSN:3009-5034