AU SECOURS DIACHRONIE, LA SYNCHRONIE EST DANS L’IMPASSE

Résumé : L’étude des langues ivoiriennes, en particulier l’abron et le baoulé, a souvent privilégié l’approche synchronique, mais cette dernière présente des limites, notamment pour expliquer l’évolution des formes lexicale et grammaticale. L’analyse diachronique qui étudie l’évolution des langues a...

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Bibliographic Details
Main Author: Gnamian Marius-Joël KAMENAN
Format: Article
Language:English
Published: Ziglôbitha 2025-03-01
Series:Ziglôbitha
Online Access:https://www.ziglobitha.org/wp-content/uploads/2025/03/20-Art.-Gnamian-Marius-Joel-KAMENAN-pp.283-294.pdf
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Description
Summary:Résumé : L’étude des langues ivoiriennes, en particulier l’abron et le baoulé, a souvent privilégié l’approche synchronique, mais cette dernière présente des limites, notamment pour expliquer l’évolution des formes lexicale et grammaticale. L’analyse diachronique qui étudie l’évolution des langues au fil du temps, offre des éclaircissements, notamment sur des affixes et l’étymologie des lexèmes. Par exemple le préfixe personnatif a en abron et en baoulé, souvent mal compris en synchronie, se révèle être une réduction du lexème *nìpá (homme). Cette méthode diachronique, via le croisement des éléments linguistiques de ces langues, a permis de retracer l’origine de ce préfixe, qui désigne une personne et d’expliquer son évolution phonétique. De plus, cette approche a permis de comprendre la relation entre les formes synchroniques et leurs étymons proto-historiques. Par exemple, le suffixe agentif nìì, présent en abron et en ashanti, est lié à nìpá (homme). Tandis que le suffixe fwɛ̌ en baoulé et en agni dérive de *pwɛ une forme antérieure en lien avec l’humanité. Mots-clés :   agentif, étymon, diachronie, personnatif, synchronie
ISSN:2708-390X
2709-2836