« Et si je ne pouvais plus rester seule chez moi ? » : quelles sont les attentes des personnes âgées et de leurs proches concernant les aides et l’accompagnement de la perte d’autonomie ?
En France, les politiques de l’autonomie vont devoir répondre à une hausse considérable des besoins d’accompagnement de la perte d’autonomie, dans un contexte où l’offre professionnelle de soins est en tension et où le nombre de proches aidants potentiels est amené à diminuer dans le futur. Dans ce...
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| Format: | Article |
| Language: | fra |
| Published: |
INRS - Centre Urbanisation Culture Société
2025-01-01
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| Series: | Lien Social et Politiques |
| Subjects: | |
| Online Access: | https://doi.org/10.7202/1119168ar |
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| Summary: | En France, les politiques de l’autonomie vont devoir répondre à une hausse considérable des besoins d’accompagnement de la perte d’autonomie, dans un contexte où l’offre professionnelle de soins est en tension et où le nombre de proches aidants potentiels est amené à diminuer dans le futur. Dans ce contexte, le « virage domiciliaire » a été plaidé récemment, et vise à favoriser le vieillissement à domicile. L’objectif de l’article est d’analyser dans quelle mesure le virage domiciliaire répond aux attentes et préférences des personnes âgées et de leurs proches. Pour analyser les préférences des personnes âgées et des aidants, nous recourons à la méthode d’analyse de contenu, qui permet une analyse inductive des 36 entretiens conduits, à partir d’arbres thématiques. L’analyse de la disposition à se faire aider pour les personnes âgées et de la disposition à aider pour les aidants conduit à questionner la politique du maintien à domicile, dans laquelle on observe un écart entre les attentes respectives des familles et de l’État. Les entretiens montrent que le maintien à domicile repose en grande partie sur l’aide des proches (les enfants et conjoints), qui réalisent la quasi-totalité de l’aide administrative, de la coordination des professionnels, de la surveillance et du soutien à la vie sociale. Une partie de cette aide est « subie », faute d’une prise en charge professionnelle, ce qui peut conduire à des répercussions négatives de l’aide sur l’aidant et à des ruptures de l’aide. Pourtant, les personnes âgées sont unanimes quant à leur volonté de ne pas « trop peser » sur leurs proches, notamment leurs enfants, en cas de perte d’autonomie. Les entretiens mettent également en évidence les représentations négatives des EHPAD (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) par les personnes âgées et leurs proches, alors même que dans certaines situations (notamment d’isolement ou de forte dépendance avec des troubles cognitifs), l’EHPAD semble plus adapté et bénéfique que le domicile. Aujourd’hui, les ressources financières et familiales déterminent fortement la qualité de l’accompagnement de la perte d’autonomie. |
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| ISSN: | 1204-3206 1703-9665 |