La notion de «mot» en marge de l’analyse linguistique

L’article se propose d’examiner le potentiel descriptif de la notion métalinguistique de «mot». Considérant les critères grammaticaux, la notion de mot ouvre d’abord la question de délimitation entre l’analyse morphologique et syntaxique des structures linguistiques. Le mot écrit semble présenter m...

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Bibliographic Details
Main Author: Primož Vitez
Format: Article
Language:deu
Published: University of Ljubljana Press (Založba Univerze v Ljubljani) 2024-12-01
Series:Vestnik za Tuje Jezike
Subjects:
Online Access:https://journals.uni-lj.si/Vestnik/article/view/18583
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Description
Summary:L’article se propose d’examiner le potentiel descriptif de la notion métalinguistique de «mot». Considérant les critères grammaticaux, la notion de mot ouvre d’abord la question de délimitation entre l’analyse morphologique et syntaxique des structures linguistiques. Le mot écrit semble présenter moins de complexité définitoire, puisqu’il est apparemment facile de discerner visuellement une suite continue de graphèmes entre deux blancs. Même si les critères morphosyntaxiques semblent moins obscurcissants à l’écrit, il est dans la nature de l’orthographe d’hésiter parfois à déterminer l’extension du mot comme unité graphique. A long terme, c’est l’usage qui provoque des changements que les prescriptions systémiques choisissent ou refusent d’adopter. La supposition sémantique avançant que le mot – en tant qu’unité de signification autonome – se réfère à un segment particulier de la réalité extralinguistique n’est guère plus précise: le cas des noms composés (porte-manteau, quatre-vingts, grand-mère etc.) problématise ces unités sémantiques de façon à ce que l’observateur doit argumenter si leur structure consiste en un mot ou deux.  La réflexion du mot pose très concrètement la question du rapport entre la langue et son usage. Il semble que, pour définir le mot, il faut impérativement prendre en compte les manifestations orales de l’usage linguistique et privilégier l’analyse de l’accentuation. Même si le découpage en segments accentuels n’affecte pas l’unité lexémique, ce qui d’ailleurs est le plus souvent le cas des langues à accent non-fixe, le mot (ou du moins le mot phonétique) est une unité de sens que l’accent permet de reconnaître. Le mot est donc aussi définissable comme une unité accentuelle.
ISSN:1855-8453
2350-4269