Entre architecture, sémiotique et physique, y a-t-il place pour la force comme outil descriptif ?

Étant donné que l’architecture a une forme, et que les formes du monde physique sont déterminées par des forces, serait-il intéressant d’étudier l’architecture comme résultant de l’action d’un système de forces ? Pour répondre à la question, il faudrait savoir ce qu’est l’architecture et ce qu’est u...

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Bibliographic Details
Main Author: Manar Hammad
Format: Article
Language:English
Published: University of Limoges 2025-02-01
Series:Actes Sémiotiques
Subjects:
Online Access:https://www.unilim.fr/as/8868
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Description
Summary:Étant donné que l’architecture a une forme, et que les formes du monde physique sont déterminées par des forces, serait-il intéressant d’étudier l’architecture comme résultant de l’action d’un système de forces ? Pour répondre à la question, il faudrait savoir ce qu’est l’architecture et ce qu’est une force. Depuis cinquante ans, nous avons soumis l’architecture à un questionnement sémiotique qui tente d’en rendre compte. Au cours de ces travaux, l’architecture n’a pas reçu une définition qui puisse être utilisée pour répondre à la question posée. Elle reste une notion non définie approchée par approximations successives. Le modèle syntaxique de la sémiotique narrative lui a été appliqué pour décrire les phénomènes dynamiques observables lors de l’utilisation par des hommes. C’est à cette procédure descriptive que nous comparons la procédure mise en œuvre par des physiciens astronomes pour décrire en termes de forces les phénomènes dynamiques observés entre des corps célestes, puis sur terre. Du constat des différences épistémologiques et méthodologiques relevées, nous tentons de tirer des conclusions utiles pour la poursuite du travail sémiotique en architecture.
ISSN:2270-4957