De la bande-son à la sonosphère. Réflexion sur la résistance de la critique théâtrale à l’usage du terme « paysage sonore »

Alors que les bandes son réalisées en France pour le théâtre depuis les années 1950 contribuent de façon de plus en plus créative à la suggestion d’espaces imaginaires (réalistes ou non) et, à partir des années 1970-1980, comportent de nombreuses séquences comparables aux « paysages sonores » schafe...

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Main Author: Marie-Madeleine Mervant-Roux
Format: Article
Language:fra
Published: Centre d´Histoire et Théorie des Arts 2011-04-01
Series:Images Re-Vues
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/imagesrevues/428
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Description
Summary:Alors que les bandes son réalisées en France pour le théâtre depuis les années 1950 contribuent de façon de plus en plus créative à la suggestion d’espaces imaginaires (réalistes ou non) et, à partir des années 1970-1980, comportent de nombreuses séquences comparables aux « paysages sonores » schaferiens, cette notion n’a trouvé aucun écho dans le champ théâtral. L’article part de ce constat d’évitement pour amorcer une étude des relations entre l’espace théâtral et la création sonore aux XXe et XXIe siècles. En distinguant trois phénomènes : la prévention à l’égard du concept de « soundscape », dans sa traduction française ; l’intérêt suscité par le terme anglais, détaché de son contexte originel ; le succès de l’idée de « paysage sonore » à travers d’autres formulations comme « audio landscape », et en nous appuyant principalement sur la théorie événementielle du son, nous espérons clarifier la fonction structurelle de l’écoute dans le théâtre – « lieu où l’on regarde » – et sa réorganisation contemporaine.
ISSN:1778-3801