'Contrafacta': le chant, les timbres, la romance et les conditions de la poésie au tournant des Lumières
This essay examines the relation between poetry and voice in eighteenth-century French texts through the aspect of music. French poetry from this period has long suffered from a lack of scholarly interest. The novel – and, more recently, drama – has been at the centre of French Enlightenment studies...
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| Format: | Article |
| Language: | Catalan |
| Published: |
Liverpool University Press
2024-11-01
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| Series: | Modern Languages Open |
| Online Access: | https://account.modernlanguagesopen.org/index.php/up-j-mlo/article/view/523 |
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| Summary: | This essay examines the relation between poetry and voice in eighteenth-century French texts through the aspect of music. French poetry from this period has long suffered from a lack of scholarly interest. The novel – and, more recently, drama – has been at the centre of French Enlightenment studies, and the massive poetic production from this period has only rather recently attracted serious attention. While Sylvain Menant, still, in his 1981 book discussed a ‘crisis’ of French poetry in the eighteenth century, the publication of several anthologies of poems over the past decades, not least in the prestigious Pléiade series, has helped to change this overall picture. However, this essay argues, a more sustained focus on the connection between song and verse is required if we wish to enhance our understanding of eighteenth-century French poetry. Large quantities of poems from this period, not least poems appearing in the above-mentioned anthologies, were, in fact, originally published in various almanachs and florilèges. In such collections, poems would very often appear as texts set to music, meant to be sung. Poetry in this period is indeed, to a large extent, a phenomenon that requires performance. The article first examines the backdrop of the more general tradition of writing new texts to pre-existing music in the eighteenth century, typical for instance in certain literary circles and, most notably, in the genre of opéra-comique en vaudevilles as it develops in Parisian fair theatres from 1715 and up to the late 1750s. The article then examines how this general tradition of writing verses to pre-existing music in the context of drama transfers to shorter poems in the second half of the eighteenth century, and most particularly in the romance. The performative aspect is approached both from the angle of performance through song, and from the angle of composing poetry to pre-existing music. The first of these – how poetry is actually performed through song in the romance – is examined via readings of texts by Thiébault (Du chant, et particulièrement de la romance) and Paulmy d’Argenson (Manuel des châteaux). The question of composing poetry on music is studied through d’Argenson’s manual, and through an examination of the Tableau des coupes by Pierre Capelle. Résumé Cet article étudie la relation entre la poésie et la voix au dix-huitième siècle français en se focalisant sur la dimension musicale. La poésie française de cette période a longtemps souffert d’un manque d’intérêt de la part des chercheurs. Le roman et, plus récemment, le théâtre ont figuré au centre des études sur les Lumières françaises, tandis que la production poétique massive de cette période n’a attiré qu’assez récemment une attention sérieuse. Alors que Sylvain Menant, dans son étude de 1981, évoquait une ‘crise’ de la poésie française de cette époque, la publication de plusieurs anthologies de poèmes au cours des dernières décennies, notamment dans la prestigieuse collection de la Pléiade, a contribué à modifier cette situation générale. Le présent article soutient, cependant, que, pour améliorer notre compréhension de la poésie française du dix-huitième siècle, il est nécessaire d’accorder une attention accrue au lien qui existe entre la chanson et le vers. Un grand nombre de poèmes de cette période, notamment ceux qui figurent dans les anthologies mentionnées plus haut, ont en fait été publiés à l’origine dans divers almanachs et florilèges. Ces recueils présentaient très souvent les poèmes comme des textes mis en musique, destinés à être chantés. La poésie de cette période est en effet, dans une large mesure, un phénomène qui nécessite une performance. L’article considère d’abord, en arrière-plan, la tradition plus générale au dix-huitième siècle d’écrire de nouveaux textes sur des airs préexistants, largement pratiquée au sein de certains cercles littéraires et, plus particulièrement, dans le genre de l’opéra-comique en vaudevilles tel qu’il se développe à Paris dans les théâtres de la Foire à partir de 1715 et jusqu’à la fin des années 1750. L’article examine ensuite comment ce phénomène s’étend, dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, aux poèmes plus courts, et surtout à la forme de la romance. La performance des poèmes est abordée à la fois sous l’angle de l’exécution par le chant et sous celui de la composition sur des airs préexistants. Le premier aspect, à savoir la manière dont la poésie est exécutée par le chant dans la romance, est étudié à travers la lecture de textes du baron Thiébault (Du chant, et particulièrement de la romance) et de Paulmy d’Argenson (Manuel des châteaux). Le manuel de d’Argenson sert également, avec le Tableau des coupes de Pierre Capelle, à analyser la question de la composition de la poésie sur la musique. |
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| ISSN: | 2052-5397 |