Blessures et décès par arme à feu en Colombie-Britannique (Canada) : épidémiologie et profils de défavorisation
IntroductionLes blessures par arme à feu sont un problème de santé publique important au Canada. Cette étude vise à déterminer le taux d’incidence des blessures par arme à feu en Colombie-Britannique (C.-B.) et à étudier leur répartition en fonction de caractéristiques démograph...
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| Format: | Article |
| Language: | English |
| Published: |
Agence de la santé publique du Canada
2025-06-01
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| Series: | Promotion de la santé et prévention des maladies chroniques au Canada |
| Online Access: | https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/promotion-sante-prevention-maladies-chroniques-canada-recherche-politiques-pratiques/vol-45-no-6-2025/blessures-deces-arme-feu-colombie-britannique-epidemiologie-profils-defavorisation.html |
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| Summary: | IntroductionLes blessures par arme à feu sont un problème de santé publique important au Canada. Cette étude vise à déterminer le taux d’incidence des blessures par arme à feu en Colombie-Britannique (C.-B.) et à étudier leur répartition en fonction de caractéristiques démographiques, de l’intention, de la résidence en milieu urbain ou rural et de la défavorisation du quartier.
MéthodologieLes blessures par arme à feu sont un problème de santé publique important au Canada. Cette étude vise à déterminer le taux d’incidence des blessures par arme à feu en Colombie-Britannique (C.-B.) et à étudier leur répartition en fonction de caractéristiques démographiques, de l’intention, de la résidence en milieu urbain ou rural et de la défavorisation du quartier.
RésultatsNotre étude a porté sur 1868 blessures par arme à feu, mortelles et non mortelles, dont 46,4 % de blessures auto-infligées. Le taux annuel de blessures était de 3,93 pour 100 000. Les taux les plus élevés ont été observés chez les hommes de 15 à 34 ans, ainsi que dans les régions rurales et éloignées, dans les quartiers dont la composition ethnoculturelle était la moins diversifiée et dans les quartiers où les degrés de vulnérabilité situationnelle et de dépendance économique étaient les plus élevés. Nous n’avons pas observé de différence de taux significative entre les quintiles d’instabilité résidentielle. Les caractéristiques de marginalisation associées aux lésions auto-infligées correspondaient au profil de défavorisation agrégé. Les agressions étaient plus fréquentes dans les quartiers où la vulnérabilité situationnelle était élevée et où les populations étaient diversifiées et les lésions accidentelles étaient plus fréquentes dans les quartiers où la vulnérabilité situationnelle était élevée.
ConclusionCette étude a révélé que les blessures par arme à feu ne sont pas réparties uniformément au sein de la population de C.-B. lorsqu’on tient compte des déterminants démographiques, de la défavorisation des quartiers ainsi que des milieux urbains ou ruraux de résidence. Nous avons observé divers profils de défavorisation selon l’intention à l’origine de la blessure ou du décès. Ces résultats montrent l’importance de s’attaquer aux causes profondes des blessures par arme à feu par des interventions systémiques axées sur la prévention du suicide, la réduction de la pauvreté ainsi que la promotion de l’emploi et de l’éducation. |
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| ISSN: | 2368-7398 |