« Quien bien sirve, poco medra » : la Cour, lieu de promotion ou de déception ?

En s’appuyant sur un corpus documentaire varié, allant d’œuvres littéraires à plusieurs sources d’archives, l’article de Michèle Escamilla analyse la perception que la société de l’Espagne moderne avait de la cour. Cours seigneuriales ou cour royale, l’espace du pouvoir par antonomase y apparaît tan...

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Bibliographic Details
Main Author: Michèle Escamilla
Format: Article
Language:Spanish
Published: Civilisations et Littératures d’Espagne et d’Amérique du Moyen Âge aux Lumières (CLEA) - Paris Sorbonne 2022-11-01
Series:E-Spania
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/e-spania/45683
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Description
Summary:En s’appuyant sur un corpus documentaire varié, allant d’œuvres littéraires à plusieurs sources d’archives, l’article de Michèle Escamilla analyse la perception que la société de l’Espagne moderne avait de la cour. Cours seigneuriales ou cour royale, l’espace du pouvoir par antonomase y apparaît tantôt comme attractif, tantôt décevant. Mises à l’épreuve de la volonté souveraine, les stratégies du medro et de la promotion de soi étaient aussi épuisantes qu’incertaines, et le déséquilibre entre service et récompense qui en découlait emplissait le monde courtisan d’amertume. De l’expérience politique de Juan de Silva aux descriptions acerbes de fray Antonio de Guevara, c’est en somme aux mécanismes qui vont du désir de promotion à la déception, voire au déclassement, que cette étude est consacrée.
ISSN:1951-6169