Évoquer / invoquer la ville : la construction littéraire de l’espace urbain dans le Libro de buen amor et la Célestine

Dans le Libro de buen amor et la Célestine, la forte présence de la ville n’est pas le résultat d’une description (sur le mode de l’ekphrasis) mais du recours systématique à une autre figure rhétorique, l’hypotypose, qui donne de son objet une vision des plus saisissantes, mais essentiellement fragm...

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Bibliographic Details
Main Author: Olivier Biaggini
Format: Article
Language:Spanish
Published: Civilisations et Littératures d’Espagne et d’Amérique du Moyen Âge aux Lumières (CLEA) - Paris Sorbonne 2020-10-01
Series:E-Spania
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/e-spania/36143
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Description
Summary:Dans le Libro de buen amor et la Célestine, la forte présence de la ville n’est pas le résultat d’une description (sur le mode de l’ekphrasis) mais du recours systématique à une autre figure rhétorique, l’hypotypose, qui donne de son objet une vision des plus saisissantes, mais essentiellement fragmentaire et fuyante. Le présent article explore les usages de ce procédé pour montrer que l’espace urbain que les deux œuvres construisent est indissociable de leur axe thématique principal, la séduction, au point que le personnage de l’entremetteuse en vient à incarner la ville. On suggère que l’hypotypose ne se réduit plus alors à une simple figure rhétorique, mais qu’elle oriente l’interprétation du texte, où des formes subtiles de ce procédé (notamment sa mise en abyme) mettent en scène des conflits idéologiques et renvoient même, dans le cas de la Célestine, à la destruction de la ville.
ISSN:1951-6169