Deux voyageurs français aux Philippines : La Pérouse en 1787, Jurien de la Gravière en 1848-50 : regarder le Pacifique depuis un bateau

Les deux navires de La Pérouse étaient peuplés de savants. À leurs yeux, la capacité et la dignité des détenteurs du pouvoir espagnol qui les ont reçus ne suffisent pas à compenser l’absurdité des lois qui régissent l’archipel : c’est un trésor en friche. Malgré l’efficacité du personnel de l’arsena...

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Bibliographic Details
Main Author: Marie-Cécile Bénassy-Berling
Format: Article
Language:Spanish
Published: Civilisations et Littératures d’Espagne et d’Amérique du Moyen Âge aux Lumières (CLEA) - Paris Sorbonne 2015-10-01
Series:E-Spania
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/e-spania/25089
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Description
Summary:Les deux navires de La Pérouse étaient peuplés de savants. À leurs yeux, la capacité et la dignité des détenteurs du pouvoir espagnol qui les ont reçus ne suffisent pas à compenser l’absurdité des lois qui régissent l’archipel : c’est un trésor en friche. Malgré l’efficacité du personnel de l’arsenal de Cavite, leur vision des Malais est plutôt négative.Au milieu du XIXe siècle, le marin écrivain Jurien de la Gravière a pu comparer l’exploitation sévère pratiquée par les Hollandais avec le laxisme des Espagnols qui laisse aux natifs une dose de bonheur de vivre. Il se demande quelle est la « bonne colonisation ». Ses descriptions sont précieuses et il note que la multiplication des métis va poser de sérieux problèmes au pouvoir espagnol.
ISSN:1951-6169